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Samedi 10 janvier 2009

Qu'ils soient venus pas le biais d'une association de quartier ou d'une institution, les participants ont spontanément trouvé leur place dans l'atelier " Le monde des savoir-faire " mis en place par Plaine Commune.



Ce jeudi 24 avril, la boutique de quartier de la Gare a des allures d'arcane n°1 du tarot de Marseille avec des tables de travail aux allures d'établis, jonchées d'outils et autour desquelles s'affairent des artisans en mouvement. Chacun vaque à ses occupations, explique son projet à son voisin, partage son savoir-faire. Une sphère métallique représentant le globe terrestre trône au milieu de la pièce, devant une immense glace murale qui en reflète les moindres recoins et soudures. Myriem Rékhamdji, bijoutière professionnelle et Courneuvienne, pilote cet atelier qu'elle a construit de toutes pièces. Elle conseille les participants, élabore avec eux des solutions: " C'est merveilleux " confie-t-elle. " Dès le premier jour, chacun a trouvé sa place dans ce projet et son espace sur la mappemonde". Pour ce deuxième atelier, chaque stagiaire a apporté du matériel ou des travaux qu'il a confectionnés à la maison pour gagner du temps. Ainsi, Loretta a réalisé des figurines en argile et dessiné quatre tableaux qu'elle présente à ses collègues pour l'aider à choisir celui qui ornera son coin de mappemonde. Le thème retenu pour habiller cette sphère tourne autour de la nature et de l'harmonie: " Il a été retenu à l'unanimité " informe Myriem.! Chloé, bijoutière et occasionnellement plombière, aide Mireille qui met à profit son habilité de tricoteuse pour réaliser sa partition. Yogui façonne la terre, symbole, pour elle, d'infinie générosité et de tolérance. Sylvie a choisi les émaux pour décliner les cinq éléments de la cosmogonie chinoise, le bois, la terre, l'air, le feu et l'eau. Chaabane, électricien sculpteur, va matérialiser à travers une sculpture un appel au rassemblement des peuples. Pour Sylvie, ce stage est une aubaine que le hasard a mis sur son chemin. Elle vient d'Epinay, à la limite de Plaine Commune. " Je suis mosaïste et désire monter mon entreprise. J'ai découvert ce stage en discutant avec une maman à la sortie de l'école. Elle m'a dit qu'elle travaillait à la Maison de l'emploi et m'a orientée vers le programme Equal*! Chloé a appris l'existence de l'atelier, le jour où le percepteur lui a remboursé un trop perçu: " ce ne pouvait être qu'un bon signe! " déclare-t-elle en riant. Des textes réalisés en atelier d'écriture viendront se greffer sur cette mappemonde. Un exercice conduit par Kazem, Shahryari poète en résidence au Centre culturel. Une fois terminée, l'œuvre collective fera l'objet d'une exposition.

Marie-Hélène Ferbours

* Equal: programme européen de développement
- Publié dans : Articles de journaux - Communauté : vive le peuple Amazigh !
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Samedi 22 novembre 2008

 

Bencherif Amirouche connu sous le nom de scène Cheikh Amirouche vient d’enregistrer son deuxième album succès 2008/2009  intitulé « Youfkgam oufroukh ». Les  six titres (1-Youfgam oufroukh 2-Winirouhen youghaled 3-Anda thel Thefrat 4-Daghyoughen 5- Cheikh Amokrane (Hommage à cheikh El Hasnaoui) 6- Ataya Ounebdu) traitent de thématiques riches et diverses.  D’emblée dans la première chanson de l’album, l’artiste récite un poème lyrique « Asfrou » en chantonnant un « Ahiha »  dont l’air est inspiré du répertoire des chants traditionnels kabyles. Il  confie avec mélancolie un amour transformé au fil du temps en une douleur monstrueuse.   Sa souffrance amère exprimée poétiquement par des métaphores puissantes laisse l’auditeur vivre des moments bouleversants. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se ménage point. C’est une expérience cruelle où l’auteur nous guide dans un voyage intérieur en touchant de plus près son univers avec  sensibilité et grande pudeur. Sa mandole vibre avec une touche musicale originale. C’est un style populaire  apprécié par les anciennes  générations et les nouvelles : le Chaâbi. Il est également intéressant de noter que le poète qualifie son propre amour de « Teryel », personnage du conte transmis de génération en génération dans la culture kabyle. Comme l’indique si bien le titre de l’album, le poète se sent comme un oiseau s’échappant du piège et décide dès lors de gazouiller  la mélodie de son histoire authentique.

Dans le titre « Anda thel thifrat », Cheikh amirouche pose la problématique de l’avenir de la liberté d’expression et de la justice des algériens qui ont vécus des années sinistres. Son espérance est que le peuple algérien puisse  retrouver enfin l’éclaircie après les mauvais temps vécu. Il souligne avec insistance et urgence  de l’apport de la rébellion du peuple kabyle dans l’histoire d’Algérie est plus que jamais à prendre en compte. Il met en garde des forces du mal et obscures en ayant confiance au  peuple  qui peut se soulever à tout moment comme un océan furieux pour mettre fin à l’injustice.  Sa chanson délivre  un message dont l’objet est à ce que le peuple algérien  puisse vivre dans une  Algérie meilleure en fredonnant  des refrains avec ferveur afin de vivre dans la liberté et dans la justice. Dans ces deux chansons  Anda thel Thefrat 4-Daghyoughen, il met en avant avec une vision nationale qui nécessite l’union pour vivre le rêve de la paix. Dans les paroles la part de l’engagement du poète pour la cause berbère est essentielle car il est avant tout kabyle.

Dans la chanson «cheikh amokrane », l’auteur rend hommage à l’une des figures emblématique de la chanson algérienne : Cheikh El Hassnaoui. Revisiter ce répertoire d’une qualité mythique représente un témoignage sincère de reconnaissance et d’humilité envers une génération de maître qui ont apporté énormément à la culture algérienne. Et pourtant, souvent à l’image de cheikh El Hassnaoui, malgré la qualité de son œuvre, il décède malheureusement dans l’anonymat.   La prospection de cette œuvre est manière de faire passer le relais aux futures générations en décryptant quelques secrets de l’art de Chaâbi et surtout en la sauvant des affres de l’oubli.  Par ailleurs, en plus de la qualité musicale de cette chanson, ce choix est fait dans une démarche spirituelle et d’humilité envers ces maîtres anciens où on trouve à travers leurs œuvres de la sagesse comme  solutions à de nombreuses problématiques actuelles.

 

Les thématiques abordées dans les six titres de cet album sont complémentaires. Certes le sujet n’est pas nouveau. Cependant,  On se dit qu’il y a sans doute une approche constructive consistant à progresser de l’introspection de son expérience intime vers une vision d’ensemble où le chanteur pose les bonnes questions que vit le peuple algérien et apporte  poétiquement des réponses lucides. Il laisse chez l’auditeur un sentiment sombre et triste dès la première chanson. Il draine l’âme pour toucher le fond par sa poésie lyrique. Et puis, d’un refrain à un autre la tristesse se dissipe  au fur et mesure d’écoute des titres pour retrouver un sentiment gai et joyeux des  fêtes d’été qui donne aussitôt envie de danser sur le dernier morceau. On retrouve naturellement des sensations des notes et des mots qui excitent l’ouïe agréablement, souvenir de la terre natale. N’est ce pas le pouvoir et le talent de l’artiste !

Pour conclure on ne peut que féliciter l’auteur en lui disant Chapeau bas d’avoir pu nous combler avec deux albums  dans la même année. En effet, Cheikh Amirouche a réussi à surmonter aux  difficultés auxquelles les artistes chanteurs sont souvent confrontées afin de mettre un produit de qualité sur le marché. II parvient honorablement à faire de cette  année 2008/2009 fructueuse et créatrice.  Longue vie à ces deux albums avec beaucoup de succès !

Pour visualiser le clip, cliquer sur le lien suivant:
http://www.dailymotion.com/Tamurtiw/video/12565538/

 

 Hakim ALLOUCHE

 

 


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Jeudi 10 juillet 2008

Dans le cadre d'une fête de fin d'année au Collège Lenain de Tillemont à Montreuil, une enseignante a organisé une exposition où se sont mêlées les oeuvres des élèves et réalisations d'artistes.

J'ai pu y exposer mes oeuvres avec celles d’un peintre, Gary http://album.club-internet.fr/garyl et d’une mosaïste, Sylvie Pilon http://mozasyl.over-blog.com, dans une ambiance rythmée par des musiciens haïtiens.




- Publié dans : chaavane
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Jeudi 3 juillet 2008
"J’ai décidé de donner le nom de Matoub Lounès à une rue de Paris", c'est ce qu'a déclaré Bertrand Delanoë  dans une correspondance à la Coordination des Berbères de France.

Jeudi 3 Juillet 2008, la rue Matoub Lounès à été inaugurée dans le 19eme arrondissement de Paris.
Cette initiative prise, selon le maire de Paris, pour marquer le dixième anniversaire de l’assassinat du Rebelle est une immense consécration pour le combat et le sacrifice de Matoub Lounès .

Cette action est un événement important dès lors que, bien qu’il existe huit édifices en France portant le nom de notre poète, c’est la première fois qu’une rue de Paris portera le nom d’une personnalité kabyle.

Lors de cet évenement, de nombreuses personnalités ont étés présentes sur les lieux telles que Na aldjia, la mère de Matoub Lounes, et sa soeur Malika, Takfarinas, Akli D, Farid Ferragui, . . . 






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Mercredi 25 juin 2008



Le mardi 17 juin s’est donc déroulé l’inauguration de l’œuvre artistique commune dans le cadre du Projet Equal. 

La cérémonie a commencé avec les discours des différents instigateurs du projet : Nicole Martelly, Aulde Cazorla, Monsieur le Maire de la Courneuve : Gilles Poux, Kazem Shahryari et bien sur Myriem Rekhamdji, l’initiatrice du projet.


Un grand merci à ceux qui ont pu venir à cette inauguration de la fraternité…


Voici quelques photos :

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



 


 


 


 








 

         

        


 

 

 

 

 



















ATELIER METAL du projet EQUAL

Je vous propose également de regarder ces photos qui témoignent du travail effectué de mi-avril à mi-juin, dans la concentration et la bonne humeur, en commençant par une sortie en Baie de Somme afin de trouver des matériaux pouvant servir à la réalisation de l'oeuvre.

Vous pouvez consulter un article paru dans le journal Regards de la commune de la Courneuve relatif à cette aventure artistique en cliquant sur ce lien http://www.ville-la-courneuve.fr/5_regards/journal.php?id=2225#


 
 


- Publié dans : Oeuvre
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Dimanche 18 mars 2007

 

           

            Le mercredi 14 mars 2007 était un jour bien ensoleillé. Dans mon cas c’est une journée de récupération.  Sans doute, l’envie de me balader bouillonnait fortement à l’intérieur de mon être. J’étais assoiffé de retrouver la pleine nature et de sortir de la vie citadine ne serait-ce qu’une après-midi. Mon esprit  était inondé par le flux des tâches quotidiennes.   L’impression d’être enveloppé dans la coquille virtuelle de mes tâches devenait de plus en plus réaliste.   Mon coeur voulait retrouver la mélodie harmonieuse  de ses battements en respirant de l’air pur. Que dois-je faire ? Certainement, aller faire un tour en marchant au parc tout près du quartier serait une bouffée d’oxygène vitale. J’ai longuement hésité de feuilleter mon agenda  pour ne pas me surprendre par une tâche quotidienne  supplémentaire.  De mémoire, j’ai bien noté le 1er salon Artisanat et cultures de plaine commune, l’Usine le 14 mars 2007. Le lieu  « Usine » me fait penser à un passage de la chanson « Lkhedma louzine s’Akham » du maître Lounis Aït Menguellette, artiste et poète de la chanson kabyle.  Ce passage qu’on peut  traduire par une expression « Métro boulot dodo »  inspirée du recueil de poésie (Couleurs d'usine, paru 1951) de l’homme de lettres français Pierre Béarn (1902-2004). Rien que le sens du mot « Usine » me fait réfléchir aux tâches quotidiennes. Ce sens est complètement opposé à ce que j’envisageais de faire de ma journée : oublier les tâches quotidiennes et pouvoir se ressourcer.  Cependant, mon intérêt à voir l’exposition  de notre artiste Chaâbane Mesbah dans ce 1er salon art et culture de plaine commune a aussitôt mis fin à toutes mes cogitations. L’heure affichée sur ma montre indiquait que le salon a déjà commencé. Par conséquent, je suis parti instantanément  en étant habité par un enthousiasme de retrouvaille avec mon ami l’artiste.

 

 Le hasard a fait de telle sorte qu’une amie « Maria » d’Amérique latine m’accompagnait au cours de cette visite. A notre arrivée, nous avons rencontré  Paul l’un des fondateurs de Franciade, association de production de céramiques et d’objets dérivés du patrimoine de Saint-Denis. Avec son accueil joyeux, il nous a orienté pour profiter davantage des animations en cours. A notre grande surprise, nos amis, Chaâbane et Slimane étaient précisément à l’entrée du salon en accueillant chaleureusement tout visiteur par la lumière rayonnante des toutes les œuvres gracieuses. Sous l’encadrement de Franciade,  nos amis   présentaient avec spiritualité  le trésor de la Femme Kabyle , la copie de panneau du sarcophage (Unité d’archéologie  de la ville de Saint-Denis, Dossiers d’archéologie n° 261-mars 2001) et la copie de la couverture de recueil d’évangile (XI éme siècle)    (Bibliothèque nationale, Dossiers d’archéologie n° 261-mars 2001). A leur côté, Mathilde (Animatrice à Franciade) nous a bercé par la douceur de sa voix et la clarté des explications sur la céramique et les objets dérivées.    

 

 Le salon est la première manifestation regroupant une vingtaine d’exposants qui ont su montrer leur talent, leur savoir-faire de qualité, de productions originales d’économie sociale et solidaire. Cette manifestation rentre dans le cadre de projet européen Equal, Territoire et patrimoines pour une économie partagée porté par Plaine Commune ayant pour objectifs : « Combattre les discriminations, réduire les inégalités pour une meilleure cohésion sociale »

 

 La liste des exposants est riche et de pôles divers :

          Pôle environnement, matière à savoir-faire :

 

  • Association Territoire, producteur biologique
  • Office de Tourisme, promotion des produits de Plaine Commune
  • Association SCRATH, réalisation de maquettes miniatures
  • Association Déchets d’art, récupération et transformation artistique de matériaux
  • APIJ Bât, association d’insertion développant l’ossature bois et l’éco-construction
  •  
  • Pôle objets de tradition, objet de création :
  • AJM Fonderie, Fonderie Ducros, Fonderie de la Plaine, entreprises présentant l’art de fondre le bronze.
  • Atelier Myriem Rekhamdji, création de bijoux fantaisie
  • Atelier O’RUS réalisation de luminaires et d’objets utilisant la technique de vitrail et du fusing
  • Atelier Marcu, restauration de meubles anciens et ébénisterie traditionnelle
  • Nicholas Cesbron, sculpteur sur bois et créateur de mobilier
  • Franciade, association de production de céramiques et d’objets dérivés du patrimoine de Saint-Denis
  •  
  • Pôle Artisanat,  révélateur de cultures et d’échanges :
  • Andines, diffuseur de produits issus du commerce équitable et d’artisanat du monde
  • Association 1001 savoirs, présente sa démarche de repérage de savoir-faire des habitants et de différentes cultures artisanales.
  • Association Femmes actives, propose des réalisations et des créations textiles produites par son atelier d’insertion.
  • Rackham, association de la plaine exposant le travail de jeunes autour du graphisme et culture du graph.
  • Talents d’habitants d’ici et d’ailleurs, regroupent une dizaine de personnes souhaitant développer une activité autour de techniques traditionnelles : fabrication d’enseignes, de bijoux, de sculpture, d’accessoires de mode.    

        Ces artistes étaient habités par leurs « métiers passion ».  Le visiteur se sent vraiment comblé par les animations de tous ces savoir-faire et emporté par les histoires des objets exposés.

 

 Mon amie de culture aztèque me disait : « Je me sens bienheureuse dans ce petit monde ». Les sourires des visiteurs me laissaient prédire que ce sentiment serait collectif.  Dans ce monde où même un sans papier est invité, au même titre que les autres, pour réveiller en lui l’enfant artiste afin de le laisser grandir. L’égalité des chances dans ce monde miniature a donné naissance à une magnifique créature dont tous les visiteurs étaient enchantés d’être témoins.  Le premier cri de cette créature restera marqué dans nos mémoires car il est venu du cœur. Ce cri exprimé en langue commune, universelle et respectueuse de la nature: « l’expression artistique ».

 

 Ma visite était comme une lecture affamée d’un roman très passionnant. Avec un esprit d’équité, toutes les cultures  avaient le droit à leur chapitre pour révéler leur savoir faire. La mienne avait l’honneur d’introduire les premières pages.  Dans ce chapitre où la dextérité des bijoux de la femme kabyle était brillamment illustrée par les œuvres distinguées de notre ami Chaâbane.  L’art de notre artiste consiste à reproduire des schémas, des sculptures,… en construisant essentiellement par le grain de sable et fil de fer. Ça nécessite un savoir-faire, du temps et surtout beaucoup de patience. Par souci de respecter le délai pour aller participer avec des œuvres aussi riche, Chaâbane a  demandé de l’aide à nos amis Hamza et Slimane. L’artiste est reconnaissant de leur assistance très appréciable. Il a aussi beaucoup de gratitude à l’égard de l’encadrement de l’association Franciade pour leur excellente orientation.

 

 Incontestablement, Chaâbane dans ce salon a montré en toute simplicité qu’il est révélateur de cultures et d’échange. En effet, par son art en exposant les bijoux kabyles, il a réussi à construire une passerelle d’échange entre sa région natale « Kabylie » et sa commune d’accueil « Saint-Denis ». Encore une fois, il n’arrête pas de nous surprendre  par cette passerelle révélatrice de coopération interculturelle. A travers ce passage, notre artiste nous invite à aller encore plus loin pour ressusciter avec humilité les morts. En d’autres termes, avancer, tous ensemble, un pas de plus dans le monde de l’immortel.

 

 A la tombée de la nuit, le salon était clôturé par une réception très conviviale. Notre amie Shanti nous a appelé à la sortie du salon car elle était en déplacement en Inde dans le cadre professionnel. Elle était frustrée de ne pas pouvoir assister à l’exposition. Toutefois, son appel rajoutait, pour toute notre équipe, une touche teintée de pensée indienne au grand métissage interculturel. Cette visite m’interpellait à enrichir davantage le sens de l’Usine pour lui donner une dimension créatrice d’événements.

 

 Pour conclure, je dirai : « Un grand Bravo ! » aux organisatrices et aux organisateurs de 1er Salon artisanat et cultures de plaine commune d’avoir réussi à créer un monde juste, aimable, bienveillant et ensoleillé. Grâce à une démarche respectueuse de la nature, la cohésion, l’esprit d’égalité et la coopération des femmes et des hommes artistes ce petit monde est devenu enfin réel. Un monde où chacun aussi bien les exposants que les visiteurs se sentait heureux et chanceux d’être là.

 

 

 

 

 

             

 

 

 

 

 

 

 

Par Mesbah Chaâvane - Publié dans : chaavane
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Dimanche 11 mars 2007

1er salon Art & fact Artisanat et cultures

Notre ami Chaâbane Mesbah aura le plaisir de vous accueillir dans le 1er salon Art & fact Artisanat et cultures et de vous montrer  ses dernières œuvres réalisées à Saint Denis. Cette fois-ci, Chaâbane a choisi une thématique mettant en valeur la technique de création des bijoux kabyles. C’est sa façon à lui de souhaiter une joyeuse fête à toutes les femmes du monde entier. A travers ses tableaux, l’homme aux mains prodigieuses  nous confie quelques secrets hérités de l’artisanat kabyle des siècles anciens.  Il met la lumière sur des bijoux atypiques et précieux portés par la femme kabyle  qui rajoutent à son charme une touche angélique. A travers son choix de la citation de Taos Amrouche : « Nos bijoux sont exposés, nos poèmes, contes et chansons sont répertoriés partout, ailleurs à l’étranger à quoi serviront alors vos lois et vos discours » qu’on peut lire sur l’une de ses  œuvres distinguées,  notre artiste illustre comment la femme kabyle a su conquérir deux mondes extrêmement complexes. D’un côté,  elle dévoilait sa beauté mystérieuse avec don et art.  De l’autre, elle mettait perpétuellement de l’avant son engagement, détermination, combat et soif de la liberté.

Que dire à toutes ces femmes divines : 

« Vous êtes en nous et nous sommes en vous. 

Que nos esprits et cœurs soient ouverts et subtils afin d’apprécier  notre Amour éternel »

 

Invitation

Mercredi 14 mars 2007 de 11h à 20 h.

1er salon Art & fact Artisanat et cultures de plaine commune

 

A l’usine 379, avenue de Président Wilson  Saint-Denis

Entre transmission des gestes, mémoires des hommes et des femmes transformant la matière et création qui témoigne de notre siècle…Art & fact présente des savoir-faire artisanaux du territoire emprunts de différentes régions du monde, de différentes époques.

 Artisans d’art, associations et habitants vous feront découvrir leurs métiers, leurs productions : fonderie d’art, ébénisterie, accessoires de mode, produits d’un terroir urbain, objets du commerce équitable…

Une vingtaine de stands mettront en valeur ce patrimoine vivant autour de l’environnement, matière à savoir-faire, objets de tradition, objet de création, l’artisanat, révélateur de cultures d’échanges.

Ce salon est organisé dans le cadre d’un projet européen Equal « Territoire et patrimoines, pour une économie partagée », à l’occasion de son séminaire transnational.

Tout public entrée gratuite.

Soyez les bienvenus (es)

Voir le plan d'accès

 http://www.lusine-saintdenis.com

à bientôt

 

 

 

Par Mesbah Chaâvane - Publié dans : chaavane
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Lundi 5 février 2007

Vidéo en hommage aux martyrs de la LIBERTE

L’hommage aux martyrs de la liberté est une pensée aux sacrifices des Femmes et des Hommes. Un sacrifice qu’ils ont payé par leur propre vie. Rachid et Krimo sont nos enfants d’Ath abass. Vous serez toujours parmi nous ! Cet hommage est un travail collectif. Chacun de nous a tenu à apporter une touche venant du cœur, sincère et pleine d’émotion. Nos artistes ont ouvert les portes de leur grenier pour nous laisser choisir des œuvres magiques et éternelles. Après chaque période de sécheresse mortelle générée par une injustice intolérable, nos artistes prient le ciel en lui offrant les plus belles de leurs œuvres. Ainsi, chacune est une couleur d’un arc en ciel né de la pluie de nos larmes et la lumière de la LIBERTE. Je vous invite à apprécier toutes ces couleurs dans le ciel et dire, toutes et tous, ensemble que la paix soit avec nos martyrs.

Cliquer sur le lien suivant:
http://j.naili.free.fr/index.php?page=liberte
N.B: Merci de patienter le temps de téléchargement

Avec mes salutations fraternelles
à bientôt Wink

Par Mesbah Chaâvane - Publié dans : chaavane
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Mardi 30 janvier 2007

 

 

 

Notre ami Chaâbane est heureux de partager avec nous l’évènement de Yennayer organisé par la CBF, Dimanche 28 janvier 2007, sur le Parvis des Droits de l’homme du Trocadéro. Les membres de la CBF étaient, avant l’heure prévue, entrain d’organiser le rassemblement des berbères de France. A partir de 15h : 30, la troupe « Idheballen » a commencé la marche rythmée par le son original que les montagnes de Kabylie aiment chanter en échos avec beaucoup de fierté. Ce chant se mêlait naturellement à celui des youyous des femmes berbères venues d’un peu partout en France. Les pas de danses des hommes « bernoussés » donnant envie de les joindre  et de les applaudir fortement.   Le drapeau amazigh flottant très fort en ce lieu de rassemblement hautement symbolique et évocateur de la Liberté.  C ’était une ambiance de joie et de fête. Chaâbane ayant l’habitude de participer aux événements culturels m’a confié du grand succès de cette rencontre. Il était, aussi, ravi de rencontrer plusieurs familles d’Ighil Ali pour fêter Yennayer ensemble.  Ce qui a marqué, disait notre ami Chaâbane, est la haute joie exprimée dans les yeux de ses petits neveux (Massinissa, Rayan) et Ahmed (Fils à Dehmane). En effet, la présence de nos enfants est une manière de perpétuer la tradition berbère. Cette dernière leur  permettra d’accéder à notre patrimoine amazigh riche dans toutes ses dimensions. Enfin, à la tombée de la nuit des bougies, de couleur (Bleu, Vert et jaune), ont été allumées pour souhaiter, à toute la terre entière, une excellente fête de Yennayer et lui dire « Yennayer Amegaz ! »   

   

Par Mesbah Chaâvane - Publié dans : chaavane
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Lundi 4 septembre 2006
Par Mesbah Chaâvane - Publié dans : chaavane
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